Rencontre avec Wild Custom Guitars

P.M.E.A s’est rendu dans les ateliers de Wild Custom Guitars afin d’interviewer Julien et Pablo sur leur passion brassicole et bien entendu présenter leur travail dans l’univers de la lutherie.

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Pablo et Julien

Julien, merci de nous accueillir pour cette petite interview, est-ce que tu pourrais te présenter rapidement, d’où tu viens, ton parcours ?

Julien : Je suis Julien de Wild Custom. On fabrique des guitares et je viens de Puy Guillaume, une petite ville dans le 63, pas très loin de Vichy. On a commencé avec Wild en 2008 avec Reno (So.Z) mon ancien associé, chez ses parents. Après deux années là-bas, on s’est installé dans Vichy. J’ai repris l’ancien magasin d’un copain qui faisait de la couture et on a fait l’atelier Wild là-bas. Depuis quatre ans, on s’est fixé à Creuzier-le-Vieux, l’atelier actuel.

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Comment t’es venue cette passion pour la musique et plus précisément cet instrument, la guitare ?

Ju : J’ai plus de la passion pour l’instrument que d’en jouer. J’ai acheté mes premières guitares et j’ai fait des groupes avec des copains au collège. J’avais déjà envie de fabriquer les guitares. J’ai commencé à customiser deux ou trois instruments car j’étais ébéniste avant. Je faisais pas mal de finition et ensuite je me suis mis à fabriquer ma première guitare, en autodidacte, dans mon ancien boulot d’ébénisterie. J’ai pris des guitares, les mesures, et avec ma formation dans le bois cela m’a beaucoup aidé. Je savais découper et travailler le bois, mais je ne connaissais pas du tout la lutherie et tout cet univers. Je me suis renseigné à l’époque avec des bouquins (parce qu’il n’y avait pas Internet), j’ai été voir deux ou trois luthiers à droite et à gauche, j’ai demandé des conseils et je me suis lancé comme ça. J’ai rencontré Reno ensuite, on a fait un groupe et on a décidé de monter ça un peu plus sérieusement en appelant ça Wild Custom…

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Quels sont les projets à venir de Wild Custom ?

Ju : Nous avons un nouveau projet, on ne peut pas trop en parler, ce sera un peu une révolution dans le monde de la guitare. On va mettre un peu en « stand-by » le Wild classique qui est la guitare six cordes avec tous les modèles déclinés habituellement, pour se pencher sur une autre guitare six cordes avec un système intégré un peu fou, qui sera présenté logiquement en mars 2019. On a acheté pas mal de nouvelles machines et il y a également une personne en plus qui est usineur. On est maintenant une équipe de cinq et on va se projeter sur ce nouveau prototype. Voilà, je n’en parle pas trop tout de suite, mais ça va sortir… (To be continued)

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On a découvert que vous étiez de grands amateurs de bières puisque vous êtes très actifs sur les réseaux sociaux. Comment cela vous est-il venu, ce goût pour les bonnes bières ?

Ju : Je pense que déjà en tant que musicien, c’est le passage obligé. C’est la boisson type. Pour ma part, j’aimais bien la bière et j’ai commencé à découvrir les bières artisanales depuis trois ans. En France, la bière artisanale, ce n’était pas encore trop développé, il y avait quelques trucs et ensuite Pablo est entré dans l’équipe et il était plus à fond là-dedans. Au fur et à mesure, il m’a ramené deux ou trois bières et là j’ai fait : « ah en fait, la bière c’est ça, ce n’est pas ce qu’on nous vend en supermarché et ce n’est pas non plus que la bière belge qu’on connait ».

Je connaissais un tout petit peu les IPA parce que j’avais un pote brasseur et aussi au travers de mes voyages aux États-Unis. Mais il y a quatre ou cinq ans cela restait assez introuvable, même de trouver des bières Brewdog !

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Pablo : J’ai connu Brewdog il y a dix ans, mais ce n’était pas encore très connu, c’était anecdotique. Après, leurs bières avaient un goût un peu plus authentique qu’aujourd’hui.

Ju : Pour ma part c’est venu comme ça, et puis à force de goûter, tu deviens curieux, et le fait d’aller aux US, là tu commences à connaître deux ou trois trucs et tu découvres un monde et tu te dis « c’est dingo ». Pour finalement découvrir des Suédois complètement arrachés, et là ça n’a plus de limites, c’est vraiment autre chose. Pablo m’a fait connaître Omnipollo et pour moi ça a été une révélation. C’est pour moi une de mes brasseries préférées.

Que tu vas d’ailleurs aller visiter ?

Ju : Oui, ça va être cool, j’ai bien hâte d’aller faire mon petit road trip là-bas. Mais Pablo a plus de culture que moi…

Pablo : Ooooh moi la bière, je m’y suis intéressé assez tôt aussi, pareil avec la musique, tu te retrouves à boire des coups. Et puis, arrivé un moment tu te dis tiens est-ce que la bière ça pourrait servir à autre chose qu’à se « bourrer la gueule » et peut-être qu’on pourrait consommer intelligemment, s’intéresser au goût. Du coup, j’ai voulu m’intéresser aux bières un peu haut de gamme et donc obligatoirement par les bières belges, d’abbaye, trappistes dans les styles traditionnels. Et puis en faisant la tournée des pubs, j’ai fini par goûter des bières différentes et notamment ce qui devenait à la mode il y a cinq ou six ans comme les IPA.

Aujourd’hui avec Julien on est complètement tarés sur les New England Style, parce que c’est du double dry hop, avec de la levure non filtrée et du houblon en suspension.

Ju : Oui et puis c’est chargé. Ça reste des bières super indé. Chez nous il n’y en a pas beaucoup.

Et vous aimez bien découvrir des nouveaux trucs ?

Ju : Oui, j’ai fait un petit Instagram exprès pour ça avec lequel je référence mes bières, histoire de m’en souvenir et de découvrir plein de nouvelles brasseries.

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Qu’est-ce qui vous plaît dans cet univers ?

Pablo : Ce que j’aime c’est que ce soit sans compromis, et que l’on trouve des bières authentiques, non consensuelles.

Ju : Oui, et que ça garde cette culture indé, comme on l’a fait avec Wild.

Et du coup, est-ce que cet univers vous inspire pour vos projets lutherie et créations Wild ?

Pablo : Le lien que l’on peut faire c’est l’esprit « Craft » ; c’est l’esprit indépendant et exclusif sur les idées. Quand on a une idée on va jusqu’au bout, et on ne cherche pas à se référer à ce qui se passe ou ce qui se fait ailleurs, ou très peu en tout cas, c’est vraiment ce qui fait la différence chez Wild.

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Est-ce que vous avez déjà brassé ou est-ce dans vos projets ?

Ju : C’est un rêve oui, on aimerait bien mais c’est vrai qu’on est un peu pareil avec Pablo, on aime faire les choses bien, donc si on le fait, faut qu’on le fasse à fond et pas qu’à moitié. Là on est à fond sur notre boulot et on a beaucoup de travail… en tout cas si vraiment je faisais une bière, je voudrais aussi avoir un pub… comme le Brewpub à Clermont avec la Grizzly de Justin.

D’ailleurs pour les dix ans de Wild, on va peut-être faire une bière avec Justin. C’est en « pour parler », mais ce serait une bière de chez Grizzly, certainement une IPA, une Golden Bridge ou une American avec un Artwork Wild, un peu comme La Californie Française

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Pour vos bières, où avez-vous l’habitude de vous fournir en général ?

Ju : Pour découvrir, c’est Instagram « en first » et ensuite pour acheter, c’est Saveur Bière, l’Empire du Malt à Clermont et puis des fois deux ou trois trucs sur Internet.

Pablo : Je vivais avant du côté de Montpellier, et c’est vrai que là-bas, il y a quand même pas mal de brasseries indépendantes. Il y a des Brewpub, des gros magasins qui ont plein de références de bières. Il y a énormément de choix et je n’en ai pas fait le tour. Maintenant je suis loin donc je commande sur Internet, mais dès que je descends, j’essaye de faire un tour dans les magasins et les bars de la ville… Montpellier, c’est bien pour la bière. Sinon, pour moi, le meilleur shop du coin c’est L’Empire du malt à Clermont Ferrand. L’équipe est passionnée et s’applique beaucoup à faire découvrir les bières aux clients notamment lors d’ateliers dégustation !

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Et les bières locales, vous en consommez aussi ?

Pablo : Oui, il y a l’Atelier du Malt qui a une petite IPA qui est très bonne, que je me régale de prendre dès que je vais dans des petits restos locaux où il y en a. Notamment à la Fabrique à Pizza à Vichy. Sinon, encore à Clermont Ferrand, au Brézet, c’est Le Brew Pub Grizzly que je fréquente le plus. Staff au top et large carte . Les pressions changent très régulièrement , ce qui permet de faire de belles découvertes. La Grizzly brassée sur place est au Top ! Mention spéciale pour la « Golden Bridge » et L’ « American »…

Ju : Perso, je bois beaucoup de Grizzly, j’achète de la Golden Bridge pour chez moi, elle marche bien celle-là.

Vos derniers coups de cœur ?

Allez dernière question pour terminer, vous êtes plutôt « petite mousse en solo » ou « petite mousse entre amis » ?

Ju : Aaah petite mousse entre amis… complètement.

Pablo : Oui, je crois que je ne bois jamais de bière tout seul. C’est très très rare.


Merci à Ju et Pablo pour votre accueil!

 

Liens: 

Site de Wild Custom Guitars.

Instagram de bière par Julien.

 

Par Loïc

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